Économie
Test de l'IA HéphAIstos interrompu à la DG Trésor
Un test d’un modèle d'intelligence artificielle chinois à la Direction générale du Trésor a été interrompu en raison de réponses considérées comme biaisées, menant à l’installation d’un nouvel outil français.
Par la rédaction de Quotidien-Info
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25 juin 2026 à 19:51
Un test d’un modèle d’intelligence artificielle chinois à la Direction générale du Trésor a été interrompu en raison de réponses considérées comme biaisées, menant à l’installation d’un nouvel outil français. Baptisé « HéphAIstos » en référence au dieu grec, cet outil comprend un agent conversationnel pour assister les hauts fonctionnaires dans leurs tâches quotidiennes, y compris pour le traitement de données confidentielles ou sensibles. Le choix du remplacement par un modèle français est le fruit d’une préoccupation croissante concernant la sécurité et l’indépendance des technologies utilisées par l’administration publique française, mettant en lumière les implications de la dépendance aux logiciels étrangers dans un contexte où les risques de cybersécurité ne font qu’augmenter.
D’après le Directeur de la DG Trésor, le modèle chinois a été jugé trop orienté, produisant des réponses qui ne reflétaient pas toujours l’objectivité requise pour le traitement des informations sensibles. Cette décision intervient dans un contexte où l’administration française cherche à accroître son autonomie technologique, notamment après des incidents récents mettant en lumière les vulnérabilités des systèmes d’information face à des menaces étrangères. Selon un expert en cybersécurité, la décision d’utiliser un modèle français souligne l’importance de l’indépendance technologique pour assurer la sécurité des informations de l’État.
Le remplacement a été effectué mercredi par un nouveau modèle de la start-up française Mistral AI. Cette initiative, qui s’inscrit dans la stratégie nationale de digitalisation, vise à garantir un niveau de sécurité et d’indépendance maximal. Le choix de Mistral AI, qui a déjà fait ses preuves dans d’autres domaines publics, illustre la volonté de l’administration de privilégier des solutions locales, tout en maintenant la qualité et l’efficacité des services rendus aux citoyens.
Cette décision intervient dans un contexte plus large de débat sur la dépendance des technologies étrangères en France. Selon l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, plus de 70% des logiciels utilisés par l’administration française proviennent de pays étrangers, notamment les États-Unis. Cette situation soulève des questions sur la sécurité et l’indépendance des données publiques. Le test d’HéphAIstos et son remplacement par un outil français relèvent donc d’un effort plus large pour promouvoir l’autonomie technologique et la cybersécurité.
Cette expérience souligne l’importance de la vigilance et de l’évaluation rigoureuse des technologies utilisées par l’administration publique. En mettant en avant les risques de dépendance aux logiciels étrangers, elle invite les décideurs politiques à réfléchir à l’impact à long terme des choix technologiques sur la sécurité nationale et l’autonomie économique.
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